Indice risques industriels : 7 451 au 1er juillet 2026, et la clause à vérifier pour éviter la sous-assurance

Indice risques industriels : 7 451 au 1er juillet 2026, et la clause à vérifier pour éviter la sous-assurance

L’indice risques industriels (RI) publié pour le 1er juillet 2026 s’établit à 7 451, soit une hausse annuelle de +1,4 %. Cette valeur sert de repère dans certains contrats d’assurance de dommages aux entreprises pour actualiser les capitaux assurés, les garanties ou les plafonds d’indemnisation. Avant de l’appliquer, vérifiez toutefois la clause d’indexation de la police, sa date de référence et l’indice retenu à la souscription.

La valeur à retenir et les repères de l’indice RI

Élément Référence
Valeur de l’indice risques industriels 7 451
Date de référence 1er juillet 2026
Évolution sur un an +1,4 %
Base historique 1 000 au 1er avril 1975
Rythme de mise à jour Trimestriel
Publication de référence France Assureurs

Calcul du montant indexé avec l’indice RI

Appliquez la formule : montant révisé = montant initial × (indice nouveau ÷ indice de référence).

Montant révisé —
Taux d’évolution des indices —

Détail du calcul : renseignez les trois valeurs pour afficher le calcul.

À noter : ce résultat est illustratif. La clause du contrat détermine l’indice, la période, les arrondis, les franchises et les garanties réellement concernés.

L’indice RI est un indice composite sur terme à échoir. La valeur retenue vise donc la période contractuelle à venir, selon le calendrier prévu par l’assureur. La date indiquée ne correspond pas nécessairement à la date de signature, de renouvellement ou de prise d’effet de la police. Sa base historique est fixée à 1 000 au 1er avril 1975, et sa mise à jour intervient chaque trimestre.

Pour consulter la dernière publication et les séries historiques, le point de départ le plus fiable reste le récapitulatif des indices dommages aux entreprises proposé par France Assureurs. Les professionnels peuvent aussi rapprocher les séries qui composent l’indice des références de l’Insee et de la Fédération Française du Bâtiment.

Pourquoi cet indice compte dans une assurance d’entreprise

Les bâtiments, équipements, matières, frais de reconstruction et prestations techniques n’évoluent pas tous au même rythme. L’indice risques industriels suit une partie de ces variations en combinant des données liées à la construction, à la main-d’œuvre et aux prix de production. Il aide à maintenir une cohérence entre les montants inscrits au contrat et le coût économique des biens ou prestations couverts.

Capitaux, garanties et indemnisation : ce que l’indexation peut modifier

Selon la rédaction de la police, l’indice peut faire évoluer le capital assuré d’un site industriel, un plafond de garantie, une franchise ou une limite d’indemnité. L’indexation ne dispense pas l’entreprise de réexaminer la valeur réelle de ses actifs. Une extension de bâtiment, l’achat d’une ligne de production ou une hausse inhabituelle du coût de remplacement peuvent rendre le montant initial insuffisant, même lorsque la clause a été appliquée.

Le principal risque est la sous-assurance. Si le capital déclaré ne correspond plus à la valeur à assurer, l’indemnisation peut être limitée selon les mécanismes prévus au contrat. À l’inverse, un capital largement surévalué peut augmenter la prime sans améliorer la protection. L’indice sert donc à actualiser un montant, mais ne remplace pas une estimation complète du patrimoine de l’entreprise.

Le bon réflexe au renouvellement

À chaque échéance, relevez dans les conditions particulières le montant assuré, l’indice de référence à la souscription et l’indice applicable au renouvellement. Contrôlez ensuite les changements intervenus sur le risque : surface, machines, stocks, dépendance à un fournisseur, coûts de remise en état ou obligations réglementaires. En cas de doute, un courtier ou un expert d’assuré peut relire la clause et rapprocher les capitaux de la réalité opérationnelle.

Comprendre la formule de l’indice risques industriels

La formule publiée est la suivante :

I = 45 + 2,26 A + 19,43 B + 6,91 C + 9,48 D

Chaque lettre correspond à une série économique. Les coefficients pondèrent leur influence dans l’indice final. Le RI n’est donc pas un simple indicateur d’inflation. Il reflète une structure de coûts liée à l’activité industrielle et aux dommages aux entreprises.

  • A : l’indice FFB du coût de la construction.
  • B : l’indice mensuel révisé du coût horaire du travail dans l’industrie mécanique et électrique, base 100 en décembre 2008, identifiant Insee 1565183.
  • C : l’indice de prix de production de l’industrie française pour les produits métallurgiques, CPF 24, base 2015, identifiant Insee 10534652.
  • D : l’indice de prix de production de l’industrie française pour les biens intermédiaires, base 2015, identifiant Insee 10534800.

Les séries C et D peuvent rester provisoires pendant 3 mois. Une valeur statistique peut donc être révisée après sa première publication. Dans la pratique assurantielle, la valeur applicable reste celle désignée par la clause. Ne recalculez pas un indice contractuel à partir de données isolées sans vérifier les modalités prévues par l’assureur.

Appliquer l’indice sans se tromper de date

La plupart des clauses d’indexation reposent sur un rapport entre l’indice nouveau et l’indice ancien. Le mécanisme théorique peut s’écrire ainsi :

Montant révisé = montant initial × (indice nouveau / indice de référence)

Exemple illustratif : pour un capital initial de 1 000 000 €, associé à un indice de référence de 7 000, l’application de l’indice 7 451 donnerait un montant révisé d’environ 1 064 429 €. Ce calcul montre le principe. La franchise, les limites de garantie, les règles d’arrondi et la période retenue peuvent varier selon le contrat.

Une police ne retient pas forcément la mesure disponible le jour de sa consultation. Elle applique la valeur que son mécanisme contractuel désigne. Une police émise en janvier 2010 pouvait ainsi comporter l’indice du troisième trimestre 2009. Avant de conclure à une erreur, distinguez la date d’effet du contrat, la période de l’indice et sa date de publication.

  1. Identifiez la garantie ou le capital concerné.
  2. Relisez la clause d’indexation et l’indice de base indiqué dans les conditions particulières.
  3. Vérifiez le trimestre et la valeur applicables à l’échéance considérée.
  4. Calculez la révision seulement si la clause le prévoit.
  5. Réévaluez séparément les actifs dont la valeur a évolué plus vite que l’indice.

Ne pas confondre RI, bris de machines, bris de glaces et FFB

Le choix de l’indice dépend de la garantie visée. Remplacer l’indice prévu dans la police par une série voisine fausse l’actualisation, même si les deux évoluent dans le même sens.

Indice Usage ou caractéristique principale Repère disponible
Risques industriels Actualisation de certains contrats de risques d’entreprises 7 451 au 1er juillet 2026 ; base 1 000 au 1er avril 1975
Bris de machines Garanties liées aux équipements et machines 1 348,7 au 1er juillet 2026 ; +2,2 % sur un an
Bris de glaces Garanties spécifiques aux vitrages 73 045 au 1er juillet 2026 ; +3 % sur un an
FFB Coût de construction, composante A du RI Indice distinct, utilisé selon les clauses
RC générale Responsabilité civile des entreprises Indice propre aux garanties concernées

L’indice bris de machines repose sur une formule différente : I = 10 + 7,359 B + 2,33 C. L’indice bris de glaces suit, lui, la formule I = BT45 × 482,78, avec un BT45 de base 2010 et l’identifiant Insee 1710977. Ces différences montrent qu’un indice ne peut pas être remplacé par un autre par commodité.

Pour un renouvellement, un avenant important ou l’évaluation d’un sinistre, conservez la version du contrat, l’avis d’échéance et la publication de l’indice consultée. Cette traçabilité facilite les échanges avec l’assureur, le courtier ou l’expert. Elle permet aussi de vérifier que la valeur utilisée est bien celle prévue par la clause.